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    Ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et de la Francophonie de la République du Gabon de 1999 à 2008, il préside l’Assemblée générale des Nations unies de 2004 à 2005 et la commission de l’Union africaine de 2008 à 2012. Il se présente à l’élection présidentielle gabonaise de 2016 face au président sortant, Ali Bongo.

    Jean Ping, né le 24 novembre 1942 à Omboué (Gabon), est un diplomate et homme politique gabonais.

    Il est né à Omboué, petite ville sur la lagune Fernand Vaz, au sud de Port-Gentil. Son père, Cheng Zhiping, est un Chinois de Wenzhou (sud-est de la Chine), recruté comme travailleur dans les années 1920 et devenu exploitant forestier. Wang Ping, marié à une Gabonaise, a poussé son fils à faire des études et l’a envoyé en France.

    Jean Ping est titulaire d’un doctorat d’État en sciences économiques de la Sorbonne.

    Ancien compagnon de Pascaline Bongo, fille du président Omar Bongo, avec qui il a deux enfants, il a ensuite épousé Marie-Madeleine Liane avec qui il a également eu des enfants. Il est aujourd’hui marié à Jeanne-Thérèse, d’origine italo-ivoirienne.

    En 1972, Jean Ping est fonctionnaire international à l’Unesco à Paris, puis, de 1978 à 1984, il y est délégué permanent du Gabon avant d’être engagé dans la politique de son pays.

    Il préside l’OPEP, dont son pays est membre à l’époque, en 1993.

    En 2004, il est choisi pour être le 59e président de l’Assemblée générale des Nations unies.

    Il est élu au poste de président de la commission de l’Union africaine au premier tour de scrutin en 2008. Il quitte cette fonction en 2012.

    Jean Ping a plusieurs fois représenté le Gabon aux nombreuses conférences internationales : Unesco, Organisation de l’unité africaine devenue l’UA, Mouvement des pays non-alignés, Organisation de la conférence islamique (OCI), Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), Banque mondiale, Sommets de la francophonie, France-Afrique, Afrique-Caraïbes-Pacifique-Union européenne, Forum Chine-Afrique, Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (Ticad), Conférences États-Unis-Afrique organisées dans le cadre de la loi en faveur de la croissance de l’Afrique et son accès aux marchés (AGOA).

    Il a contribué à plusieurs médiations entreprises par le président Omar Bongo en vue de ramener la paix et la stabilité en Afrique centrale : Congo, Tchad, Centrafrique et São Tomé-et-Principe. Le 17 décembre 2010, il est chargé par l’Union africaine de tenter une médiation en vue de trouver une solution à la crise en Côte d’Ivoire. Ce pays était à l’époque secoué par une lutte pour le pouvoir depuis le second tour de l’élection présidentielle du 28 novembre 2010 dont les deux candidats, Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara, se déclaraient vainqueurs.

    Il critique l’intervention française en Libye en 2011, qui a selon lui détruit le pays et déstabilisé la région. Il qualifie cette politique de « néocoloniale », représentée par l’interventionnisme d’un Bernard-Henri Lévy et par les choix de Nicolas Sarkozy abandonnant les fondamentaux de la politique traditionnelle française pour « décider, tambour battant, de partir en guerre et de mener, par devant et par procuration, les hostilités, sous le manteau de la légitimité onusienne et sous le parapluie militaire de l’Amérique et de l’OTAN ». Il condamne une politique occidentale menée « sous la pression des émotions et des passions immédiates qui emportent leurs

    Sa carrière ministérielle commence le 26 février 1990, quand il est nommé ministre de l’Information, des Postes et des Télécommunications, du Tourisme et des Loisirs, de la Réforme du secteur parapublic, chargé des relations avec le Parlement et porte-parole du gouvernement.

    Il n’occupe que brièvement ce poste avant de passer, le 29 avril 1990, à la tête du ministère des Mines, de l’Énergie et des Ressources hydrauliques jusqu’en juin 1991, puis à nouveau du 28 août 1992 au 24 mars 1994, pendant dix-neuf mois.

    Le 25 mars 1994, il devient pour la première fois responsable du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, avant de devenir, le 30 octobre, ministre délégué auprès du ministre des Finances, de l’Économie, du Budget et de la Privatisation.

    Il est pendant deux ans, du 27 janvier 1997 au 25 janvier 1999, ministre de la Planification, de l’Environnement et du Tourisme avant de prendre à nouveau en charge le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, augmenté cette fois du portefeuille de la Francophonie, et avec le titre de ministre d’État. Il le reste jusqu’ son élection à la présidence de la commission de l’Union africaine, le 6 février 2008, poste qu’il occupe jusqu’au 15 octobre 2012.

    C’est au cours de ce dernier mandat ministériel de neuf ans qu’il préside, en 2004-2005, l’Assemblée générale des Nations unies.

    Le 1er février 2014, il annonce sa rupture avec le Parti démocratique gabonais (PDG) au pouvoir et en démissionne le 19 février 2014.

    Depuis, il entre en conflit ouvert avec le président Ali Bongo et s’attelle à l’unification des forces de l’opposition dans une structure appelée Front uni de l’opposition pour l’alternance(FUOPA).

    Le 25 août 2015, lors d’un meeting politique dans la ville d’Oyem, il déclare se porter officiellement candidat à la candidature unique de l’opposition en vue de se présenter à l’élection présidentielle de 20167.

    En mai 2016, il est accusé par le gouvernement gabonais d’avoir prononcé un discours très controversé dans lequel il aurait qualifié les étrangers de « cafards » en appelant à leur « extermination ». Ces accusations sont dénoncées par ses partisans comme une tentative de l’empêcher de se présenter aux élections. Le même mois, un billet du Times Gabonl’accuse d’avoir introduit en 2007 une société incapable de respecter ses engagements, alors qu’il était chargé de négocier un contrat d’exploitation du gisement de fer de Belinga (Nord-Est du Gabon) avec l’entreprise chinoise China Machinery Engineering Corporation (Cmec).

    À la veille de l’élection présidentielle de 2016, il est, avec le président sortant Ali Bongo, l’un des deux favoris, aux côtés de huit autres candidats. Il bénéficie du soutien de quatre autres candidats s’étant désistés à son profit : Casimir Oyé Mba, ancien Premier ministre, Guy Nzouba-Ndama, ancien président de l’Assemblée nationale, Léon Paul Ngoulakia, cousin du président Bongo, et Roland Désiré Aba’a Mink, candidat indépendant.

    Ali Bongo remporte le scrutin avec 49,8 % des voix. Sa victoire est contestée alors que Jean Ping, avec 48,2 %, est battu de seulement 5594 voix. Des fraudes sont invoquées, notamment dans la province du Haut-Ogooué, fief d’Ali Bongo, qui voit la participation atteindre 99,9 % contre 59,5 % au niveau national.

    Le 2 septembre, Jean Ping déclare lors d’une conférence de presse « le monde entier sait qui est le président de la République : c’est moi, Jean Ping ». Il demande un recomptage des voix par bureau de vote.

    Le 24 septembre 2016, Ali Bongo est proclamé vainqueur par la Cour constitutionnelle avec 50,66 % des voix, suivi de Jean Ping.

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