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    LAURENT DJAGBA est né en1926 à Batambouaré, dans la région de Dapaong.

    Laurent DJAGBA n’était pas homme à accepter l’arbitraire. L’arbitraire, pour lui, c’était la paresse et l’oisiveté. Dès son enfance, il s’illustra par son ardeur au travail dans les champs. Raison pour laquelle son père ne voulait pas le laisser partir à l’école. Pendant les saisons sèches, il était artisan et fabriquait des chapeaux, des porte-monnaies et autres objets en paille, qu’il revendait au marché.

    A la Société Indigène de prévoyance (SIP) où il commença sa vie active à la fin des années 40, dans la caserne des garde-cercle où il fut ordonnance du colonel LEGAGUE, DJAGBA Laurent travaillait consciencieusement. Pour lui, l’arbitraire c’était aussi la routine, le refus du progrès. Aussi travaillera-t-il à embrasser une nouvelle carrière et à devenir greffier du tribunal de Lomé au milieu des années 50.

    L’arbitraire,c’était encore la colonisation, contre laquelle il s’engagea dans les années 50.

    Syndicaliste, il fut membre et plus tard Secrétaire général du Syndicat des agents de la Fonction publique affilié à la Confédération régionale africaine des travailleurs croyants.

    « A cette époque, avec un club d’amis comme le Chef DOBLI de Korbongou, BAKO Boukari, Martin SANKAREDJA qui deviendra ministre de l’Education nationale sous le Président OLYMPIO, Raphaël JIMONGOU, Joseph NAHM TCHOUGLI, Pierre NAHM TCHOUGLI, Chomoko MOURRAY, TIEM Mama, Youma MOGORE, Nangbog BARNABO, Djayouri de Bogou, il s’intéressera vivement à la politique. »

    Comme militant et responsable politique, Laurent DJAGBA adhéra au Comité de l’Unité togolaise et fut élu aux élections législatives du 27 avril 1958 comme le plus jeune député de Dapaong.

    « Il est alors élu dans une circonscription électorale dont il n’est pas originaire, l’actuelle préfecture de Tandjoaré. »

    A l’Assemblée, il joua un rôle de premier plan, devenant son questeur (trésorier), tout en étant membre de sa Commission des Affaires étrangères et de Défense, du Bureau central et de la Commission des hôpitaux de l’administration publique.

    « En visitant régulièrement sa tante Kondoutouol mariée au chef SAMBIANI de Bombouaka, père de l’actuel Chef, il s’y était fait de solides amis comme les BARNABO à Nano, les LAMBONI, famille de feu le Ministre Barthélémi LAMBONI à Nandoga, les DJAYOURI à Bouogou. Tous lui apportèrent un soutien sans faille pour son étonnante victoire.

    Son engagement politique sera empreint d’une grande lucidité. Lucidité dans les relations tolérantes qu’il savait entretenir avec les autres. Cette lucidité s’est traduite par une attitude politique, où l’ambition personnelle cédait la place à un esprit d’équipe.

    Oui ! Si Laurent DJAGBA peut être considéré comme un grand homme, c’est pour avoir su prendre les initiatives qui ont permis la constitution d’une véritable équipe d’hommes politiques engagés au service du développement de la circonscription de Dapaong qui recouvrait à l’époque l’actuelle préfecture de Tone, celle de Tandjoaré, celle de Mandouri.

    Alors que sa grande amitié avec Sylvanus OLYMPIO aurait pu lui permettre d’assouvir ses ambitions personnelles, il se contenta du poste de questeur à l’Assemblée Nationale pour travailler à l’élection du Chef DOBLI à la vice-présidence de ladite Assemblée. C’est encore lui qui conseilla au Président OLYMPIO de ne pas nommer un ministre parmi les cinq députés de Dapaong, mais de choisir une autre personnalité moba pour son gouvernement. Car, pensait-il, l’esprit d’équipe que les députés de Dapaong avaient réussi à instaurer entre eux risquait de se briser à cause d’une déplorable jalousie si l’un d’entre eux venait à entrer au gouvernement. Alors que s’il leur était donné de pouvoir choisir une autre personnalité que le Président nomme, ils prendraient davantage conscience de leur importance en tant qu’élus du peuple.

    Leur choix se porta sur Martin SANKAREDJA, décédé le 9 mars 2005. Celui-ci devint ministre de l’Education Nationale élargissant ainsi le club des hommes politiques soucieux du bien-être et du développement de leur région et de leur pays.

    Sa lucidité se doublait d’une fidélité sans faille au parti du CUT et à son leader Sylvanus OLYMPIO, à telle enseigne que le coup d’Etat du 13 janvier 1963 fut pour lui un véritable supplice.

    Après le coup d’Etat de 1963, DJAGBA a perdu son siège à l’Assemblée et a été considérablement marginalisé.

    Il sera de ceux qui refuseront toute collaboration pour ne pas dire compromission dans le cadre du gouvernement d’union nationale imaginé par les putschistes.

    Ce refus de composer lui vaudra deux emprisonnements de huit mois chacun entre 1963 et 1966. Sa première arrestation eut lieu en février 1963 alors qu’il discutait avec son ami Ernest GASSOU, tard dans la nuit, sur la stratégie que le CUT devrait adopter face à la situation née du 13 janvier. Comble de cynisme, le militaire qui conduisit le groupe

    venu l’arrêter avec son ami GASSOU était un de ses cousins, qu’il avait fait venir à Lomé, dont il s’était occupé, qu’il avait aidé à intégrer l’armée dans les années 50. Mais, disait-il, il n’y est pour rien, ce sont ceux qui veulent pourrir la situation dans ce pays qui imaginent un tel stratagème pour briser la solidarité dans les familles.

     

    Une fidélité à toute épreuve .

    Les deux emprisonnements ne le changèrent pas. Et, le 21 novembre 1966, quand le peuple descendit dans les rues de Lomé pour réclamer la démission du Président GRUNITZKY et la restitution du pouvoir au CUT, il était parmi les meneurs. Il sera encore arrêté cette fois-ci devant Nangbog BARNABO qui était venu ce soir-là le saluer à la maison et, certainement, pour faire le point des événements du 21 novembre. Il sera libéré le 13 janvier 1967, quand l’armée renversa le Président GRUNITZKY.

    Eyadéma, qui accède au pouvoir tente alors de faire de lui un ami. Il le fait d’abord entrer, en 1968, au Comité Constitutionnel chargé d’élaborer une nouvelle constitution pour le Togo. Ce comité sera discrètement dissous parce qu’il refusa de proposer le parti unique, comme le souhaitait le président. Il lui proposera ensuite d’entrer dans son

    gouvernement. Eyadéma sollicite pour cela les bons offices de feu Emile NASR qui, comme ses frères et sœurs, était un grand ami de Laurent DJAGBA. Non seulement le refus de devenir ministre fut catégorique, mais il fut assorti d’une téméraire explication : « Je ne sais pas trahir. Et puis, vous aviez des solutions spéciales pour faire mieux que nous. Mettez-les en œuvre pour que nous voyions à quoi elles ressemblent et quels en seront les résultats. En tout cas, ne comptez pas sur moi pour m’associer à vous pour qu’en cas de difficultés, je sois le bouc émissaire », dira-t-il en substance au président Eyadéma.

    Certains de ses amis de l’époque à qui il raconta cette rencontre lui conseillèrent de quitter le pays car, somme bien des présidents tout nouvellement parvenus au pouvoir, le lieutenant colonel Eyadéma n’acceptait pas qu’on lui tienne tête,qu’on se mette en travers de ses projets. DJAGBA Laurent n’écoutera pas ce conseil et continuera à mener sa petite vie de greffier au tribunal. Mais pour beaucoup de ses amis, son destin était scellé car il ne faisait plus l’ombre d’un doute qu’Eyadéma attendait le moment opportun pour le frapper pour sa témérité. On l’accusa d’implication dans l’affaire de ce « Complot du 8 août 1970 » fomentée, trois ans après l’arrivée au pouvoir d’Eyadéma, pour détruire le CUT et le reste des membres de sa direction qui, restés fidèles à leurs idéaux, n’avaient pas pris le chemin de l’exil après l’assassinat de Sylvanus OLYMPIO.

    Alors qu’ils étaient simplement en réunion au domicile d’un des leurs, ce 8 août 1970, des militants du CUT virent débarquer inopinément un commando de militaires venus pour les arrêter sous l’accusation de préparer une  tentative de coup d’Etat .

    Suite à l’exécution sommaire de la nuit du 8 août 1970, Laurent DJAGBA, ancien député du CUT, fut arrêté et détenu avec d’autres anciens militants et dirigeants du CUT.

    Le 11 septembre 1970, une juridiction d’exception : une « Cour de sûreté de l’Etat » fut spécialement instituée pour juger les prétendus « auteurs de la récente tentative de coup d’Etat » indexés par les proclamations officielles.

    Une parodie de procès se tint à partir du 25 novembre 1970 pour juger les 27 accusés parmi lesquels on comptait notamment, outre des non togolais (dahoméens et ghanéens), les anciens ministres de l’Intérieur des anciens régimes tant de Sylvanus OLYMPIO que de Nicolas GRUNITZKY, le Commissaire de Police Jean Alexandre OSSEYI, les anciens députés du CUT Laurent DJAGBA,Marc ATIDEPE et Clément KOLOR.

     

    Lors des audiences publiques qui eurent lieu, les avocats des accusés, pourtant commis d’office, réussirent à mettre en évidence les machinations et le rôle trouble joué par l’agent provocateur Lolé Mamiyabé. Ils dénoncèrent avec tellement de perspicacité les nombreuses irrégularités qui émaillèrent toute la procédure judiciaire qu’ils réussirent à démasquer ce procès pour ce qu’il était en réalité : une grossière mascarade judiciaire. Puis, à un moment où ils réussirent à démontrer qu’il était impossible de dire le droit dans le cadre de ce procès, ils quittèrent la salle d’audience en signe de protestation et reçurent, de façon inattendue, le soutien implicite de certains magistrats togolais assistant au procès qui quittèrent la salle à leur suite.

    La réaction du pouvoir RPT, terrible, ne tarda pas à s’abattre : le 10 décembre 1970, sept magistrats (Georges LAWSON, Ignace AJAVON, Oswald BANERMAN, Gabriel AKAKPO, Franck GABA, Blaise PEDANOU, Lucien Bébi OLYMPIO alors procureur de la Cour suprême) furent sanctionnés par un Conseil des ministres extraordinaire élargi au Bureau politique du RPT pour avoir « manifesté leur solidarité avec les avocats des comploteurs du 8 août » en quittant la salle d’audience à leur suite.

     

    Condamné à dix ans de prison, (Laurent DJAGBA) sera détenu avec ses amis au Camp militaire de Tokoin où,quotidiennement, il subissait un supplice. A tel point que, rapportera un de ses amis qui eut la chance de sortir de prison, DJAGBA Laurent voyait chaque jour sa mort s’approcher. Quand cette affreuse éventualité commença à être pour lui une évidence, sa préoccupation constante fut ses enfants, 17 au total, dont l’aîné n’avait alors que 18 ans.

    C’est la nuit de la St Sylvestre, celle du 31 décembre 1970 au 1er janvier 1971, que Laurent DJAGBA lui, fut assassiné en prison.Torturé à mort, (Laurent DJAGBA a été) enterré dans un endroit jusqu’ici inconnu de la famille.

    De son vivant, Laurent DJAGBA était un homme qui savait sauvegarder les relations fraternelles et amicales entre les gens. La manière dont certains de ses adversaires politiques ont parlé de lui ne laisse aucun doute sur cet aspect de sa personnalité. Il a été en effet surpris par la méchanceté parce qu’il n’était pas méchant et qu’il ne s’imaginait pas qu’on puisse l’être au point de l’humilier et de le tuer.

    A Laurent DJAGBA, les démocrates togolais ne doivent cesser de rendre un hommage déférent, lui qu’on fit mourir parce qu’on lui a jamais pardonné – ainsi qu’à d’autres de ses compagnons – que, originaire du septentrion, il n’a jamais cessé de rester fidèlement attaché à la cause du nationalisme togolais, raison pour laquelle il a toujours refusé de suivre ceux qui l’appelaient à diviser les peuples du Togo entre un « Sud » et un « Nord ».

     

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