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    Le Dr Martin Komla André AKU est né le 25 septembre 1913, à Lomé, du pasteur Andreas AKU (1863-1931) et de Caroline Steffens. De son père, on retiendra que, né en 1863 à Waya (actuelle Volta Region du Ghana), instituteur et catéchiste à partir de 1882, formé en Allemagne de 1884 à 1887, il fut le fondateur de la mission évangélique de Lomé en 1895. Consacré pasteur en 1910, il a été modérateur de l’Eglise évangélique du Togo dont il assura le développement dans le pays de 1921, année du départ du dernier missionnaire de la Mission de Brême, le Suisse Bürgi, jusqu’à sa mort, en 1931. Homme à la fois religieux et politique, le père, Andreas AKU, fut à partir de 1922, membre (nommé, puis élu) du Conseil des notables de Lomé. Il était aussi le représentant des Togolais au Conseil d’administration du territoire, avec Octaviano Francisco Olympio (1859-1940), le très fortuné planteur et oncle de Sylvanus Olympio.

    Avec lui, ils avaient initié le combat pour l’indépendance nationale au Togo en adressant la première pétition revendiquant les droits des nationaux togolais au Comte Zech. Ce dernier représentait alors, en qualité de gouverneur, le pouvoir colonial allemand dans le pays.
    Une filiation nationaliste
    A quel sujet cette pétition lui fut-elle adressée ?

    A propos d’un incident survenu, en mars 1909, dans la rue de Brême où Andreas Aku, quoiqu’important notable togolais, a été giflé, en pleine rue, par un fonctionnaire des chemins de fer allemands. Lorsqu’il s’en plaignit au gouverneur, celui-ci minimisa la gravité de l’acte, ne lui donnant pour toute réponse que ces mots : « Vous devriez excuser ce fonctionnaire… » Ce fut alors qu’ Octaviano Olympio et Andreas Aku, importants notables togolais à l’époque, rédigèrent et signèrent cette pétition datée du 24 mai 1909 qu’ils ne consacrèrent pas seulement à cet incident mais en étendirent l’objet à l’ensemble des doléances de la population de Lomé, signe évident de l’accumulation de nombreuses frustrations contenues qui n’avaient pas trouvé une occasion pour s’exprimer jusque-là. La pétition, elle-même, fut remise au Comte Zech, le 26 mai 1909, par ses deux signataires et les commerçants James Gbogbo et un autre nommé Kodjo. Elle portait essentiellement sur 3 points :

    1- Egalité des européens et des indigènes devant la loi ;

    2- Suppression de la détention préventive des indigènes en matière de droit civil ;

    3- Autorisation de constituer une caution avec d’autres moyens qu’avec de l’argent liquide exclusivement.

    Revenons au fils, Martin Aku, pour indiquer qu’après ses six années d’études primaires au Togo, d’abord à l’Ecole de la Mission évangélique puis à l’Ecole officielle (publique) coloniale, il partit en Allemagne, à Brême en 1928, avec l’inspecteur de la Mission de Brême, Stoevesandt, pour y poursuivre ses études secondaires, pendant sept ans. Puis, à partir de 1935, il entama des études supérieures de médecine à Tübingen mais l’arrivée au pouvoir du nazi Hitler en Allemagne, depuis 1933, rendant tellement difficiles ses conditions de vie, il fut contraint de quitter l’Allemagne. Il continua alors ses études de médecine à Westheim, à Bâle (Basel), en Suisse, avant d’aller les terminer en France, à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

    A propos de son métier de médecin qu’il n’avait pas eu la chance d’exercer en Afrique, en 1946, à son retour d’Europe où il repartait comme député la même année, n’écrivait-il pas déjà dans une autobiographie qu’il rédigea à 25 ans, alors qu’il était encore étudiant en médecine à Bâle :

    « Le but de la vie, tel que j’ai pu l’entrevoir grâce à mon éducation, trouvera sa réalisation dans ma vocation de médecin. Le cœur se brise lorsque l’on songe à toutes les maladies dont souffrent nos compatriotes, et à la légèreté avec laquelle ils les accueillent encore trop souvent. L’appel au secours de mon peuple dans ce domaine m’a pénétré jusqu’au fond du cœur. Aider à diminuer un danger m’apparaît comme la plus grande tâche que je puisse accomplir pour mon peuple et pour mes semblables. La santé du corps est en effet la condition primordiale de notre évolution, et elle seule rend possible l’évolution de l’âme. On désespère presque lorsque l’on songe à tout les maux que le contact avec l’Européen nous a apportés. Les maladies dites européennes, dont les suites dévastatrices sautent aux yeux, menacent de détruire la substance même de notre peuple. Beaucoup de nos compatriotes gardent vis-à-vis d’elles une attitude d’impuissance, car il n’y a pas encore de lieux de consultation pour ces maladies, tels qu’on en trouve dans toutes les villes européennes. Le danger est très grand, précisément parce que les bases de notre vie de communauté morale ont été détruites. Nous, médecins africains, nous avons à cet égard une grande responsabilité. Nous n’aurons que des résultats partiels si nous ne parvenons pas à faire comprendre au moins approximativement à nos compatriotes la nature d’une maladie et le processus de sa guérison. Les idées malencontreuses issues de l’activité thérapeutique des sorciers empêcheraient à la longue toute réussite de notre activité.

    Mais l’œuvre la plus difficile – et aussi la plus importante – est celle qui vise le domaine de l’hygiène. Il faut que nous soyons prêts à rencontrer une forte opposition sur ce terrain. C’est un travail délicat, qui devra être accompli avec une grande habileté en même temps qu’avec fermeté. Il nous faudra y travailler en donnant la main aux autres éducateurs de notre peuple. Il y a aussi beaucoup à faire dans le domaine médical scientifique. Jusqu’ici, on a fait le silence autour de cette question, mais aujourd’hui il nous faut l’aborder. Pour guérir les maladies, certains thérapeutes indigènes disposent de moyens qui nous sont inconnus. Il nous faudra rechercher la nature de ces maladies et des médicaments, afin d’améliorer ces derniers grâce à notre savoir scientifique acquis à l’Université. J’espère que beaucoup de parents de chez nous s’apercevront de la valeur d’une éducation médicale et prépareront leurs fils pour cette profession. La tâche est énorme, et nous avons besoin de beaucoup de forces indigènes ayant reçu une préparation scientifique. Nous avons déjà plus qu’assez de juristes. Nous n’approcherons de notre but que lorsque les questions d’hygiène populaire seront résolues d’une façon satisfaisante. Il nous faudra auparavant nous y appliquer de toutes nos forces. » (in Martin AKOU, Onze autobiographies d’Africains, pages 298-299, publiées par Diedrich Westermann, 1938.)

    Le candidat du CUT aux élections du 8 novembre 1946 au Parlement français

    C’est à son retour d’Europe, en 1946, que Martin AKU avait été présenté comme candidat par le Comité de l’unité togolaise (CUT) aux élections à l’Assemblée nationale française et battit à cette occasion Nicolas Grunitzky, le candidat présenté par le Parti togolais du progrès (PTP) avec le soutien de l’administration coloniale française. Il devint alors le premier député du Togo à l’Assemblée de l’Union française.

    Mais, à son arrivée en France, Martin Aku se tint à l’écart des divers regroupements trans-territoriaux qui se développaient tant à l’Assemblée nationale française qu’en Afrique même, au nom d’une sorte de principe de « non alignement » à la togolaise dans les affaires des pays francophones d’Afrique. C’est pourquoi, durant son mandat à Paris (1946 – 1951), Martin Aku n’adhéra pas à l’« intergroupe des députés coloniaux » dont les activités venaient de déboucher, peu avant son élection, le 10 novembre, sur la constitution du RDA au Congrès de Bamako (18 au 21 octobre 1946) mais s’affilia au Groupe parlementaire des Indépendants d’Outrer Mer (IOM) qui était notoirement influencé par le MRP.

    Même si on le disait solitaire et plutôt conservateur de caractère, sa position était en réalité dictée par la tendance générale dominant à l’époque le CUT qui, sous l’impulsion du très libéral et anti-communiste Sylvanus Olympio, était marquée par son hostilité aux thèses développées par les principaux responsables du RDA, pour la plupart proches du Parti communiste français. Martin Aku a été battu lors de la campagne de 1951 pour sa réélection à son poste de député à Paris par son ancien adversaire de 1946, Nicolas Grunitzky, que l’administration coloniale française soutint de toutes ses forces, allant jusqu’à organiser de gigantesques fraudes pour imposer sa « victoire ». C’était l’époque où on avait fait arriver ce tristement célèbre spécialiste de la répression colonialiste qu’était Yves Digo, nommé gouverneur au Togo de 1950 à 1952. Paradoxalement, le même Nicolas Grunitzky que ce dernier imposera à sa place par les fraudes rejoindra le même Groupe parlementaire des Indépendants d’Outrer Mer (IOM). Et les mêmes fraudes dont Aku fut victime furent organisées contre les députés du RDA pour les faire perdre dans leurs territoires respectifs, aux mêmes élections de 1951. Au point où, de sept qu’ils étaient au départ à l’Assemblée nationale française lors de la constitution de leur mouvement, les députés du RDA ne seront plus que trois (Houphouet-Boigny de Côte d’Ivoire, Mamadou Konate du Mali et Jean-Félix Tchicaya du Gabon) à la suite de ces élections. Les fraudes électorales seront systématiquement organisées par les colons français pour faire perdre le CUT lors de toutes les consultations électorales qui eurent lieu au Togo de 1951 jusqu’à celle du 27 avril 1958 où la présence d’une Mission de supervision de l’ONU permit d’en limiter l’ampleur. C’est ce qui permit au CUT d’arracher une mémorable victoire qui, de l’avis des observateurs présents, arriva « avec l’ampleur d’une lame de fond ». En 1951, profondément écœuré par la bassesse des méthodes utilisées contre lui par les colons français tant pour imposer sa défaite que par leur refus de reconnaître son diplôme de médecin pour le laisser exercer son métier au Togo, le Dr Aku fut contraint de s’installer au Ghana comme médecin et se retira ainsi de la vie politique jusqu’à son décès en 1970.

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