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    African Encyclopedia Wikis > NAMORO Karamoko

     

    Le plus honnête et fidèle lieutenant du septentrion, Ancien ministre de l’Agriculture du gouvernement de Sylvanus OLYMPIO, NAMORO Karamoko est né en 1912 à Sansané-Mango, dans une famille musulmane du grand nord du Togo.

    Après ses études primaires à Mango, sanctionnées par l’obtention du certificat d’études primaires, il suivit pendant six mois, à Lomé, le Cours supérieur qui préparait au très sélectif concours du Cours complémentaire qui deviendra plus tard l’Ecole primaire supérieure (EPS) ou Collège moderne de Lomé. Il réussit brillamment cet examen en 1931, preuve de la vivacité de son intelligence et de son ardeur au travail.

    Après la très célèbre Ecole William Ponty de Dakar qu’on intégrait également par voie de concours, ce Cours complémentaire était la version locale de cet enseignement supérieur destiné aux élites qu’on n’y recrutait qu’en très petit nombre.

    Après cette formation, NAMORO Karamoko fut affecté comme enseignant d’abord à Dapaong où il eut notamment comme élèves les dignitaires du régime RPT que sont les Ogamo BAGNAH et Barry Moussa BARQUE

    Après donc Dapaong, NAMORO Karamoko fut en poste à Bafilo où, militant discret mais très actif du CUT auquel il avait adhéré entre-temps, il comptait, en tant qu’enseignant, parmi les pivots sur lesquels le parti avait appuyé sa structuration dans la région septentrionale du Togo..

    Lorsque survinrent les élections du 27 avril 1958 alors que Karamoko était instituteur à Bafilo, il les supervisa de façon remarquable comme délégué du CUT,

    Cette attitude exemplaire, qui fut rapportée à Sylvanus OLYMPIO, lui a valu une telle admiration à son endroit qu’après la victoire des nationalistes à ces élections législatives, Sylvanus OLYMPIO lui fit donc appel pour occuper le Ministère de l’Agriculture dans le gouvernement que le Haut Commissaire Georges SPENALE l’appela à former, le comptant ainsi parmi les originaires de la région septentrionale du Togo en qui il avait une confiance totale pour leur confier de hautes responsabilités.

    Il occupa donc le portefeuille du ministère de l’Agriculture jusqu’à l’assassinat de Sylvanus OLYMPIO le 13 janvier 1963. Et tout, comme les autres ministres alors en fonction, sauf deux d’entre eux, NAMORO Karamoko fut arrêté et sauvagement torturé jusqu’au coup d’Etat du 13 janvier 1967 suite auquel il ne fut libéré qu’après la prise du pouvoir par Eyadéma, le 14 avril 1967.

    Après sa libération, il retourna à l’enseignement mais fut affecté comme directeur à l’Ecole de la Poudrière, à Lomé, tout en assumant l’accomplissement de tâches techniques au sein de son ancien ministère jusqu’à sa retraite qu’il prit en 1968.

    Peu avant cette retraite, il aura à nouveau connu les affres de la prison en 1967. Lors d’une visite que Ayité Gachin MIVEDOR lui a rendue, il exprima son opinion au sujet du coup d’Etat de 1967 en lui disant en substance : « Ils disent avoir pris le pouvoir en faisant un coup d’Etat ; on va voir ce qu’ils vont en faire… » Pour des propos si anodins qui furent rapportés à qui de droit, il fut arrêté et déféré à la tristement célèbre Prison civile de Mango sans que sa famille n’en soit  même informée puis mis à la diète noire, privé de nourriture et d’eau, pendant une semaine. Il n’accepta de revenir à Lomé, en 1991, qu’à la demande expresse du Docteur FIADJOE, cet autre dirigeant nationaliste qui le fit inclure dans la liste des dignitaires du régime OLYMPIO à inviter pour la Conférence nationale dejuillet – août 1991. Doyen d’âge de ces assises nationales avec ses 79 ans, il fut élu président de leur bureau provisoire,le bureau d’âge, secondé par le plus jeune en âge de la conférence et fit ainsi un spectaculaire retour au devant de lascène politique nationale. Il assuma ses fonctions avec abnégation sans manger du matin jusqu’au soir comme en 1958. Bien qu’avec l’âge l’acuité de ses sens aient quelque peu baissé, lui occasionnant notamment des difficultés à bien entendre, on se rappelle de toute la fermeté et de la grande responsabilité avec lesquelles il avait dirigé cette Conférence nationale qui a réuni plus de 900 délégués dans cette première, cruciale et très délicate phase de mise en place de son bureau définitif où les joutes politiques furent ardues. Ceux qui connaissaient son histoire ont pu comprendre, à travers ses prises de position à la Conférence nationale, qu’il était resté fidèle aux idéaux du nationalisme togolais dont il n’a cessé d’être une des personnalités marquantes. Il est décédé en août 1993, peu avant la mascarade d’élection présidentielle du 25 août 1993 par laquelle GNASSINGBE Eyadéma s’était à nouveau maintenu au pouvoir. Sachant les jeux faits d’avance pour cette élection truquée et écœuré par l’impasse dans laquelle s’enfonçait à nouveau la crise togolaise à la résolution de laquelle il avait encore œuvré deux ans auparavant, il s’est laissé mourir dans sa dignité et dans sa pauvreté, en faisant bien savoir à son entourage ceci : « Je ne veux pas voir ça ! »

    Sa mémoire mérite d’être honorée avec le plus grand respect par tout le peuple togolais car, originaire du grand Nord du Togo, il n’aura cessé de s’opposer, toute sa vie, à sa division artificielle entre un « Nord » et un « Sud ».

     

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