Patrice Talon in Mivapedia, the African encyclopedia. Patrice Talon is featured on Mivapedia, the African encyclopedia. Come learn about Patrice Talon in the African Encyclopedia. Patrice Talon - African wikis about Patrice Talon, Read the biography of Patrice Talon Africa encyclopedia the life of Patrice Talon, life encyclopedia of Patrice Talon, biography of Patrice Talon in the African encyclopedia, The encyclopedia history of Patrice Talon, African encyclopedia about Patrice Talon and encyclopedia info about Patrice Talon Patrice Talon African Wiki in Mivapedia, the African Encyclopedia.

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    Patrice Talon, né le 1er mai 1958 est un homme d’affaires et homme d’État béninois, président de la République depuis le 6 avril 2016.
    Patrice Talon a fait fortune dans la filière d’intrants agricoles dans les années 1980 puis de l’égrenage du coton au Bénin au cours des années 1990 et 20001. Soutien principal à l’élection du président béninois Boni Yayi en 2006, il entre progressivement en disgrâce avec ce dernier à partir de 2011. Les démêlés qu’il a avec le chef de l’État dans les affaires de subventions agricoles, du programme de vérification des importations (PVI) mais qui n’ont jamais connu de plainte officielle devant un tribunal ont fini par le contraindre à l’exil à la suite de rumeurs d’enlèvement.
    Il remporte l’élection présidentielle du 20 mars 2016. Son adversaire, le Premier ministre sortant Lionel Zinsou reconnaît sa défaite le soir même de l’élection.
    Il est investi Président de la République du Bénin le 6 avril 2016 à Porto-Novo.

    Né d’un père cheminot natif de Ouidah et d’une mère issue de la famille Guedegbe d’Abomey, Patrice Talon est marié à Claudine Gbènagnon, née à Porto-Novo, avec qui il a eu deux enfants.
    Après un baccalauréat série C obtenu à Dakar, la capitale sénégalaise, il entre à la faculté des sciences de l’université de cette ville. En deuxième année de maths-physique, Patrice Talon, qui depuis l’enfance est obsédé par les avions, réussit au concours de pilote de ligne d’Air Afrique et envoyé à la base aérienne de Digne, en France, pour la visite médicale. C’est à ce niveau que malheureusement son rêve d’enfance se brise puisqu’il est recalé pour « inaptitude moteur ».
    Il s’installe alors à Paris, où ses aptitudes dans les affaires (qu’il pratiquait depuis le collège avec des petits trafics de pièces détachées au Nigeria) lui ouvrent très rapidement les bonnes portes. Il entre en 1983 dans l’activité de négoce des emballages et des intrants agricoles. Il crée en 1985 la Société de distribution inter-continentale (SDI), qui fournit des intrants agricoles aux producteurs de coton.
    En 1990, à la suite des recommandations de la Banque mondiale dans le cadre de l’accord de libéralisation économique mis en place dans les États ouest-africains, le Bénin était appelé à se désengager de la filière de la production de coton ; Patrice Talon gagne alors le marché d’implantation de trois usines d’égrenage de coton au Bénin. Il devient ainsi un acteur incontournable du coton béninois malgré l’installation progressive de plusieurs concurrents privés mais nettement moins bien organisés.
    Ses sociétés
    Depuis 1985, Patrice Talon à mis en place progressivement un tissu industriel d’envergure sous la coupole de la holding SFP (Société de financement et de participation) basée au Bénin. Cette holding est majoritaire dans les filiales béninoises :
    Société de distribution intercontinentale en 1985, Industries cotonnières associées en 1990, Société des huileries de bohicon en 1997, Agence de transit et de logistique (cote d’ivoire) en 1998, SIGIB – Novotel en 2003, Société de développement du coton en 2008 et Bénin Control en 2011.
    Il faut rajouter les sociétés d’envergure de la Côte d’Ivoire notamment AFCHEM SOFACO, l’un des plus gros distributeurs ivoiriens de produits phytosanitaires, la SEAP CI une usine de fabrication d’engrais à San Pedro.
    En outre le groupe détient des parts minoritaires dans la Société de gestion et d’intermédiation (SGI BENIN), la SERHAU SEM et UBA BENIN.
    Les sociétés de Talon sont réputées pour leur gestion moderne, leur régularité vis-à-vis des impôts (aucun redressement à ce jour malgré l’hostilité du gouvernement actuel) et la stabilité des employés dont les salaires sont souvent nettement au-dessus de la moyenne nationale.
    La logique d’intégration de l’homme d’affaires qui veut contrôler de bout en bout sa chaîne de production (les intrants, l’égrenage de coton, l’importation, l’exportation et même la production des produits dérivés avec les huiles de SHB) a souvent dérangé et lui vaut des attaques en règle de ses concurrents.
    Des affaires à la politique
    Le premier client de la première société de Patrice Talon fut la Société sucrière de savè, contrôlée par le gouvernement communiste de l’époque. Depuis lors, l’homme d’affaires a vu son business indirectement lié avec l’État béninois, conséquence de l’envergure des filières où ses activités sont déployées.
    En 1990, le président Nicéphore Soglo libéralise la filière coton, ce qui permet à Patrice Talon de se faire une place dans le secteur. La prospérité de ses usines attisent très tôt les convoitises et de nouveaux opérateurs économiques, souvent encouragés par le président Mathieu Kérékou obtiennent à leur tour des licences d’installation d’usines. Ses concurrents, en complicité avec des personnalités politiques de l’époque[, tentent d’évincer Patrice Talon de la filière, mais celui-ci gagne tous les procès qui lui sont intentés.
    La filière coton devient très vite pléthorique et très mal organisée sous Kérékou. Cependant, de très bons cours du coton génèrent des profits colossaux en 2004. Mais leur effondrement brutal en 2005 provoque la quasi faillite de la plupart des opérateurs du secteur. Contraints de fermer, l’opérateur Fagbohoun cède son usine à Patrice Talon, qui en fait la SCN et Mathieu Adjovi cède à son tour IBECO. La MCI de Martin Rodriguez croule sous les procès et les dettes et ne sera opérationnelle qu’avec un coup de pouce de l’État.
    Pendant ce temps, les entreprises de Patrice Talon, qui ont sagement passé des provisions aux temps des vaches grasses, continuent à survivre. Elles rachètent les concurrents et s’étendent à d’autres secteurs. ATRAL est créé pour éviter de passer par de longues chaînes d’intermédiaires nécessaires aux procédures d’import et export. Un port sec est créé à Allada pour faciliter l’empotage des balles de coton. L’usine HYDROCHEM est opérationnelle pour la fourniture accélérée d’engrais chimiques. La SHB réutilise les graines résultant de l’égrenage du coton pour en faire de l’huile végétale.
    En 2008, Patrice Talon obtient auprès du gouvernement de son ami Boni Yayi, le rachat des 10 usines d’égrenage encore sous contrôle étatique, ce qui fait du groupe Talon de facto un quasi-monopole de la filière coton avec 15 usines sur 18 au total.
    En 2011, indépendamment à la filière coton, Patrice Talon obtient du gouvernement le juteux marché du programme de vérification des importations (PVI). Mais à peine les activités du PVI démarrées, les relations se brouillent entre l’homme d’affaires et le président Yayi. Ce dernier l’accuse soudainement de mauvaise gestion non seulement dans le PVI mais dans toutes ses affaires, alors même que Patrice Talon est le soutien financier du président.
    Le PVI est brutalement retiré sans dédommagement à Patrice Talon, la SODECO est réquisitionnée par l’État et il est reproché à Patrice Talon d’avoir fraudé sur les subventions d’engrais de la campagne 2011. Les démêlés s’accumulent et à la suite de fuites l’informant d’un projet d’enlèvement, Patrice Talon est contraint de s’enfuir et de se réfugier à Paris. Le président Yayi l’accuse alors d’avoir fomenté depuis son exil un coup d’État visant à l’empoisonner. Patrice Talon rétorque qu’il n’en est rien et qu’en réalité Yayi cherche à lui nuire depuis qu’il a refusé de supporter sa tentative de réviser la Constitution béninoise aux fins d’obtenir un troisième mandat.
    En 2015, l’affaire est classée, il peut rentrer au Bénin et se lancer en politique, avec des idées telles que le mandat présidentiel unique et la consolidation de la république3, et le surnom de « compétiteur né ».
    Candidat à l’élection présidentielle de 2016, il se présente comme candidat de la rupture et de la justice indépendante2. Il annonce ne briguer qu’un seul mandat de cinq ans (il souhaite inscrire cette limitation dans la constitution). Au premier tour, il arrive en seconde position juste derrière le Premier ministre sortant Lionel Zinsou. Le soir du 20 mars, grâce notamment au soutien de l’homme d’affaires Sébastien Ajavon, arrivé troisième au premier tour, Patrice Talon remporte le second tour de la présidentielle, Lionel Zinsou ayant reconnu sa défaite.

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